Assemblée de la Terre 2026 – Restitution de la première année des travaux

L'assemblée de la Terre France

Dans le prolongement des résolutions et des rapports sur l’Harmonie avec la Nature de l’Organisation des Nations-Unies, des Assemblées de la Terre se constituent à l’échelle nationale, lesquelles sont guidées par une approche écocentrée. 

Lieux d’échange et de réflexion, les Assemblées de la Terre représentent une occasion de discuter de manière féconde de l’avenir des objectifs de développement durable adoptés en 2015. En effet, ceux-ci doivent être repensés et refondus dans la perspective du Sommet de la Terre de 2030 pour mieux répondre aux enjeux auxquels nous sommes tous confrontés.

Le lancement officiel de l’Assemblée de la Terre – France, première assemblée nationale de ce genre, a eu lieu le mercredi 2 juillet 2025 à l’Université de Toulon.

L’Assemblée de la Terre – France 2026 s’est tenue à la Faculté de droit de l’Université de Toulon le 2 juillet dernier, dans le cadre des Assises du droit de la Nature (événement institutionnel et scientifique unique).

Première rencontre depuis 1 an

A l’occasion de l’anniversaire du lancement de cette assemblée, des chercheurs, des « sapiteurs », des procureurs du monde francophone venus des quatre coins du monde, des juristes spécialisés en droit des animaux et de l’environnement, des étudiants, des gestionnaires territoriaux et des citoyens se sont rassemblés.

L’objet de cette rencontre était de faire un point d’étape sur l’ensemble des contributions et sur l’étendue des travaux menés par les groupes pluridisciplinaires depuis 1 an.

Des membres du Conseil Scientifique ont présenté :

1️⃣ l’état actuel des connaissances sur le vivant et les écosystèmes,

2️⃣ les problématiques identifiées en lien avec les activités humaines

3️⃣ et les leviers proposés pour orienter la réécriture des objectifs de développement durable.

La chaire geEAUde au sein du conseil scientifique

Konstantinos Chalikakis, hydrogéologue et porteur de la Chaire GeEAUde, a coordonné le groupe des « sapiteurs » sur l’eau. Il a présenté le travail de ce groupe, porté par une vision écocentrée : penser l’eau pour l’ensemble des vivants.

Cette réécriture de l’objectif de développement durable centré sur l’eau fixe une cible : préserver l’intégrité des cycles de l’eau et l’équilibre des milieux, pour tous les vivants, dans le respect des capacités de renouvellement des ressources en eau, à toutes les échelles, dans l’espace comme dans le temps.

Ces travaux sont le fruit d’une réflexion collective, qui se poursuivra en 2027, menée avec l’ensemble du groupe : Andre Fourno, Nicolas BLANCHOIN, Naomi Mazzilli, Damien Jougnot, Jérôme Gaillardet, Nathalie Dörfliger et Vivien Hakoun

Ces travaux de concertation, mais aussi les témoignages citoyens et les auditions menées auprès d’institutions publiques, privées et de personnalités, sont nécessaires pour parvenir à une compréhension globale des enjeux, traduisible en droit dans cette future version des objectifs de développement durable, davantage respectueuse du vivant et de la Terre .