L’aquifère alluvial de la plaine d’Avignon est situé entre le Rhône et la Durance, dans un contexte fortement anthropisé caractérisé par une occupation du sol hétérogène associant zones urbaines, infrastructures industrielles, zones commerciales et surfaces agricoles.

Cet aquifère présente un fonctionnement hydrodynamique atypique, marqué par des niveaux piézométriques élevés durant la période estivale. Ce comportement s’explique principalement par les pratiques d’irrigation gravitaire par submersion des prairies, qui induisent des apports d’eau importants et constituent un mécanisme majeur de recharge de la nappe.

Compte tenu de son rôle stratégique pour l’alimentation en eau d’une partie du territoire, cet aquifère a fait l’objet de travaux de modélisation, notamment le développement d’un modèle numérique d’écoulement à l’échelle de l’aquifère (Nofal, 2014).

Le suivi quantitatif repose sur un réseau de 8 sondes piézométriques installées progressivement depuis 2010, permettant l’acquisition de chroniques continues de niveaux d’eau. Ce dispositif a été significativement renforcé en 2024 par l’ajout de nouveaux points instrumentés et la mise en place de systèmes de télétransmission, améliorant la résolution spatiale et la disponibilité des données.

Les données acquises sont intégrées dans un workflow automatisé de traitement, incluant les étapes de contrôle, validation et structuration. Elles sont ensuite mises à disposition via l’interface Avignappe, développée dans le cadre de la chaire GeEAUde, permettant la consultation des séries temporelles en direct.

Ce dispositif de suivi constitue un élément central pour l’analyse du fonctionnement hydrodynamique de cet aquifère fortement influencé par les activités anthropiques et pour l’appui aux démarches de gestion quantitative de la ressource en eau.